Think Talk



Ploum ploum tralala

Alors… Heureux?

Gustav Klimt

Le 11 juin, au Riff Magnétique, rue de la Herse, 35400 Saint-Malo

“Le Bonheur est, pour la Philosophie utilitariste, évoquée mercredi dernier par Emilie Dardenne, le critère de définition de l’acte moral. On appellera “moral” tout acte qui favorise “le plus grand Bonheur pour le plus grand nombre”. Or, tout projet de construire un Bonheur collectif deviendrait totalitaire, dans la mesure où il imposerait une certaine idée du Bonheur à ceux qui s’en font une autre. Le Bonheur est empirique, et relatif à chacun. L’Eudémonisme fait du Bonheur le but de la vie humaine, il est même la finalité de la Raison. En opposition radicale avec l’Eudémonisme, Kant considère que le Bonheur est un idéal indigne de l’homme. Il rejette l’Eudémonisme sur le motif que toute Philosophie repose sur la quête d’un sens qui surmonte, et non pas soigne, le néant de nos vies. Je refuse la définition du Bonheur qu’on semble m’imposer, qui serait la satisfaction de mes pulsions, ou même de mes désirs. Je le vois et l’éprouve comme une grâce, une plénitude dues en partie au hasard, et à un Ethos qui vise à maintenir l’harmonie. Je vous invite, par ailleurs, à découvrir, en Sciences du Langage, cette délicieuse notion de “Bonheur Conversationnel” chez Antoine Auchlin. Il est temps pour moi d’en arriver aux questions suivantes:

-Quelle est votre définition du Bonheur?

-Faut-il aller à sa poursuite?”

A lire :

Auchlin Antoine (1991) Le bonheur conversationnel : fondements, enjeux et domaines, in Cahiers de Linguistique Française n°12

à télécharger ici

compte rendu en cours, merci de votre patience

  1. mademoizellekrys a publié ce billet